casque street culture

Skullcandy, Wesc, Eskuché et plus récemment Urbanears ont envahi les rues sur les oreilles des jeunes (et moins jeunes).

Si les puristes renâclent au nom du Saint-Graal qu’est le son, le vrai, le pur, le beau, les accros de design et de style en général sont loin de cracher sur ce qui est devenu un accessoire de mode à part entière.

Tout ceci reste une question de goûts et de couleurs, car ne l’oublions pas, ces casques sont avant tout destinés à une utilisation urbaine, et prévus pour des formats réduits ou compressés que l’on trouve dans nos iPod et autres lecteurs mp3.

Passage en revue des ténors du genre :

Tout d’abord, Skullcandy.

Sur le créneau des casques « fashion », j’ai nommé Skullcandy.

Marque US, dessinée par des snowboarders, Skull s’adresse avant tout aux riders (une note fournie avec le modèle GI explique d’ailleurs que la garantie couvre les accidents de skate, car c’est l’utilisation voulue… j’émettrais pour ma part une reserve car les plastiques n’ont pas l’air aussi solides que cela ).

Le look Skull, tout en couleur et en bling-bling, ne plaira certes pas à tout le monde, et leur acoustique est celle qui a les moins bons retours sur le web, mais force est de constater qu’ils proposent un style unique et marqué, un poil trop teenage peut-être, qui se retrouve dans chacun de leurs modèles.

Les produits phares de la marque sont le GI (de 70 à 84€), le Lowrider (de 40 à 50€), le TI (80€) ou encore le Hesh (50€).

Bref, si vous cherchez le top du son et la discrétion, passez votre chemin.

L’alternative suédoise : Wesc.

À l’origine, Wesc (We Are the Superlative Conspiracy) est une marque de fringue suédoise d’inspiration skate et streetwear qui a cultivé depuis ses débuts une image arty-underground véhiculée par des artistes de tout bords renommés pour la cause « weactivists ».

Mais Wesc s’est aussi fait connaître pour la pléthore de casques audio proposée depuis 2007,

avec ses modèles phares : le Oboe (de 55 à 60€) et le Bongo (75€), respectivement semi-fermé et fermé.

La collection s’est ensuite étoffée du Bag-Pipe, du Sitar, du Alp-Horn au curieux look rectangulaire, du Tambourine, du Pick Up et du petit dernier, le Maraca.

Niveau son, les avis divergent, mais tendent à s’accorder sur le fait qu’il est meilleur qu’un Skullcandy. Reste à voir selon quelle utilisation et quels modèles à mon avis.

Eskuché :

Non des moindres au niveau du design, les Eskuché sont aussi les moins bien représentés sur les oreilles parisiennes (et autres).

Eskuché (Es Koo Chay) est un collectif spécialisé dans le design et la production audio, des connaisseurs en somme.

Leurs modèles sont le 33 1/3 (69€) et le Control (65€), aux looks assurément vintage.

Les retours sur le net sont majoritairement positifs quant à la qualité du son.

Le benjamin qui n’en veut : Urbanears.

Dignes successeurs de Wesc sur la scène street, les petits derniers, bien nommés Urbanears, ne manquent pas de sérieux arguments pour faire valoir leurs atouts face à cette rude concurrence : design minimal et épuré des plus réussi pour le Plattan (60€), assez proche du Bongo de Wesc – les deux marques sous-traitent apparemment chez le même constructeur – mais en plus classe grâce à des matériaux de meilleur aspect et des finitions irréprochables, la bonne idée du « zound plug », un plug 3,5mm situé sous l’oreillette pour partager votre musique avec un ami muni d’un casque, un kit piéton et une télécommande pour périphériques Apple, et un son légèrement meilleur que son concurrent direct à en croire les avis d’internautes.

La marque scandinave propose également le Tanto (40€), un modèle de moindre qualité au style bien old school.

Comme vous pouvez le voir, mes goûts personnels sont portés vers les casques franchement rétros, mais il reste deux pointures qui méritent largement leur place dans cet article, c’est-à-dire :

Nixon : Pas que des toquantes :

Plus connue pour ses montres, Nixon fait aussi des fringues, des accessoires, et plus récemment des casques : le Master-Blaster (200€), le Nomadic (100€), le Trooper (60€) et le Whip (35€).

D’après les avis, le Master-Blaster serait top confort, bon son très clean, mais préférable avec musiques faibles en basse comme du classique, par exemple.

Monster ; Monster-son pour monster-prix :

Marque qui a fait le buzz depuis son partenariat avec le célébrissime producteur-rappeur Dr.Dre, Monster s’est placé en bonne position sur les têtes urbaines avec son Studio (290€), avec isolation acoustique et (soit-disant) performances professionnelles, et le Solo (175€), moins volumineux que son ainé et sans isolement.

Le design est cette fois orienté vers le lisse, le moderne, avec un petit arrière-goût d’Apple, moins mon truc mais il y a des fans, cependant le plastique n’a pas l’air très solide, soupçon confirmé par quelques retours net, et pour le prix d’une PS3, on est quand même en droit d’exiger du solide, voire la garantie à vie, voire une durabilité éternelle que même après la fin du monde (dans un an, quand même…) il continuerait encore à cracher du son, ce casque…

Conclusion :

Si vous pensez votre casque comme partie intégrante de votre style, ces choix semblent de bonnes options.

Toutefois, les puristes s’acharnent à répéter à qui veut l’entendre que le son est sacrifié au profit de la forme.

Pour ce qui est du son, donc, les noms qui reviennent le plus souvent sont Koss, AKG, Sennheiser ou encore Audiotechnica.

Le Porta Pro de Koss a d’ailleurs de très bon retours à propos du son (ce que je confirme), et le design rétro n’est pas franchement repoussant, mais le confort n’est pas au top, surtout quand il s’agit de s’arracher les cheveux au moment de le retirer (l’arceau est en effet en métal, et collé au crâne).

Pour ma part, j’ai testé le Skullcandy GI, bien confortable quoiqu’imposant mais qui pour moi (ça reste subjectif) manquait un peu de basses et de puissance, le Oboe Wesc (mais un des premiers modèles qui, selon la légende urbaine, étaient pourvus de composants Sennheiser de meilleure qualité), serrant un peu trop la tête (désagréable au bout d’une heure), son plutôt pêchu mais manquant parfois de profondeur, et le Urbanears Plattan, que j’ai assez apprécié niveau son mais que je n’ai pas porté assez longtemps pour juger de son confort.

Enfin, reste les marques Kulte, Fenchurch, Matix, et même Ed Hardy s’y est mis (sacré Audigier…), sachant que ces quatre derniers sous-traitent leurs casques chez Zound Industries, également responsables des Urbanears et des Marshall, que j’ai hâââte d’avoir entre les mains.

Pour conclure cet article, je dirais que tout n’est qu’une question de compromis entre vos moyens, goûts personnels en matière de son et de design, et l’utilisation que vous comptez en faire.

Après, s’il ne s’agit que de remplacer vos écouteurs iPod, n’importe lequel des casques sus-cités fera avantageusement l’affaire, vous pouvez foncer ;)